ÊTRE ET FAIRE

L’art de prendre de bonnes décisions

L’existence humaine implique de prendre des décisions, parfois plus importantes que d’autres. On voudrait tous avoir la certitude que les choix que nous faisons seront les meilleurs.

Si vous gérez une entreprise, la charge décisionnelle sur vos épaules est considérablement plus élevée. Hélas, c’est rarement possible d’obtenir une quelconque garantie que nos décisions refléteront exactement nos attentes.

Quoique nous ne soyons pas en mesure de tout prévoir jusque dans les moindres détails, en utilisant la réflexion, il est possible de prendre de bonnes décisions.

Pour vous aider à voir les choses autrement, à alléger vos prises de décisions, mais surtout, pour faire en sorte que ce soit les bonnes pour vous et vos projets entrepreneuriaux, considérez les 4 points suivants.

La clarté d’esprit

Avoir les idées claires, c’est la base de tout choix judicieux. Prenez le temps de bien définir chaque aspect de ce que vous traitez avant de vouloir tout de suite arriver à une conclusion. Souvent, on veut régler les choses rapidement et c’est là qu’on fait erreur parce qu’une bonne décision en est une satisfaisante, qui donne, en majeure partie, le résultat souhaité.

Pour ce faire, il est essentiel de connaître vos options, les raisons qui motivent un choix plus qu’un autre (vous pouvez même faire une liste de pour et de contre), rappelez-vous l’objectif relié, le besoin et la vision finale. Sortez de votre tête toutes les possibilités en les mettant sur papier. Ainsi, vous vous offrez une vue d’ensemble claire et non négligeable (un must) pour être en mesure de prendre de bonnes décisions.

La capacité d’être impartial

Arrêtez-vous un instant et demandez-vous si vous êtes émotionnellement impliqué? La plupart du temps, c’est le cas parce que nous sommes humains donc c’est normal que nos émotions soient de la partie. Cependant, pour prendre de bonnes décisions, vous avez tout intérêt à ne pas les laisser prendre le dessus et influencer votre jugement.

Exercez-vous à voir les choses sous un autre angle. Cherchez l’envers de la médaille en essayant de vous sortir, de vous dissocier, de la situation. Faites comme s’il s’agissait de quelqu’un d’autre pour bien mesurer les avantages et les inconvénients. Les émotions sont passagères tandis que les décisions, elles, sont responsables d’un résultat avec lequel vous allez devoir composer pour la suite des choses. Usez d’impartialité en jouant l’avocat du diable pour éviter de vous laisser tromper par vos sentiments et pour vous assurer de ne rien précipiter.

La tolérance au pire

Définissez 3 scénarios.

  • Le premier étant l’optimiste, donc l’aperçu du meilleur résultat possible.
  • Le deuxième, c’est le réaliste, donc ce qui reflète le plus ce qui est probable d’arriver, de façon concrète, selon vous.
  • Le dernier, étant le pessimiste, qui représente le pire scénario possible.

Dans chaque situation, il y a du bon et du mauvais. La question réside donc à savoir quel est le pire avec lequel VOUS pouvez dealer? Autrement dit, quel est votre limite de tolérance face au pire résultat possible. Si, en pensant au plus mauvais scénario, vous angoissez tellement que vous êtes au bord de la crise cardiaque, vous êtes peut-être mieux d’orienter votre décision vers un autre choix. Quelque chose de plus optimiste ou réaliste parce que si vous optez pour un résultat auquel vous n’êtes même pas capable de faire face en pensée, vous ne serez pas plus avancé. Vous vous tirez d’avance dans le pied parce que vous avez pris une trop grosse bouchée et vous vous êtes étouffé avec.

Rappelez-vous que même dans le meilleur, le pire peut aussi être présent. (À ceux qui veulent me crier par la tête que c’est pessimiste, je réponds : peut-être, mais un averti en vaut deux.) À vous de statuer sur votre niveau de tolérance au pire pour orienter votre décision en fonction des conséquences que vous savez pouvoir affronter.

La rentabilité versus le risque

En tant qu’entrepreneur, vous êtes aussi investisseur puisque vous bâtissez vos accomplissements selon les ressources dont vous disposer le plus. Il s’agit, généralement, de temps ou d’argent. Si vous prenez vos décisions sur un coup de tête, vous laissez littéralement le hasard avoir le dernier mot. Avant d’investir quoi que ce soit, c’est primordial de connaître le niveau de risque pour le comparer à la rentabilité qui résultera de votre engagement.

Pour prendre de bonnes décisions, pensez que la rentabilité doit être au moins proportionnelle au risque qui sera pris. Ce qui veut dire que vous ne prendrez pas le risque de permettre à votre meilleur ami soi-disant expert au poker de jouer la valeur de tous vos avoirs/actifs en échange d’un gain potentiel d’un million de dollars. La somme est importante, oui, mais le risque de vous retrouver à la rue est aussi extrêmement élevé. Est-ce que ça en vaut la peine? C’est la question à vous poser parce que vous avez la responsabilité de trouver, protéger et faire croître vos ressources d’investissement.

Des réflexions qui exigent une mise au point sur vos ambitions, à savoir : qu’est-ce que vous souhaitez réellement réaliser?

Il vous sera très certainement utile de prendre du recul et de laisser mijoter. Pratiquez-vous aussi à anticiper quelle sera la prochaine étape suite à votre décision? La réponse pourrait, elle aussi, avoir un impact sur le choix auquel vous être présentement confronté.

Par exemple : si votre décision implique que, dans un avenir rapproché, vous devrez vous absenter de la maison pour de longues périodes, mais que vos enfants en bas âge nécessitent votre présence constante, et ce, pour au moins les 5 prochaines années, inévitablement, vous allez reconsidérer.

Prendre de bonnes décisions relève de votre capacité à vous offrir une vue d’ensemble sur les possibilités.

Tagged , , , , , , , , ,

Laisser un commentaire